Le stress lié à l'immobilier touche un tiers des acheteurs belges
Les Bruxellois et les jeunes sont les plus nombreux à payer plus que prévu
L'achat ou la vente d'un logement reste une source de stress pour de nombreux Belges. Selon une nouvelle enquête commandée par CENTURY 21 et réalisée par iVOX auprès de 1 000 Belges, 49 % des personnes interrogées déclarent se laisser influencer par le stress ou les émotions lors d'une transaction immobilière. Conséquence : 1 acheteur sur 3 déclare avoir payé plus que prévu pour un logement. À Bruxelles, ce chiffre atteint même 7 sur 10.
Différences régionales
Les facteurs de stress varient nettement d’une région à l’autre. En Flandre, c’est l’aspect financier qui pèse le plus lourd (54 %), suivi d’une offre limitée dans la fourchette budgétaire ou la région (39 %) et des formalités administratives (36 %). En Wallonie, un seul facteur se détache moins nettement : les formalités administratives (30 %), l’incertitude financière (28 %) et l’offre insuffisante (26 %) se situent à des niveaux proches. À Bruxelles, outre le financement (53 %), la pression temporelle pour prendre une décision rapide (42 %) et la concurrence avec d’autres candidats (31 %) constituent surtout une source de stress. Cette combinaison explique en partie pourquoi les Bruxellois dépassent plus souvent leur budget.
Les jeunes sont plus vulnérables que les acheteurs expérimentés
Ce sont les acheteurs inexpérimentés qui se laissent le plus souvent emporter. Parmi les acheteurs de moins de 35 ans, 42 % déclarent avoir surenchéri sous l’effet du stress et de l’émotion, contre 37 % chez les 35-54 ans et 23 % chez les plus de 55 ans. Le sexe fait également la différence : 74 % des femmes déclarent n’avoir jamais surenchéri sous le coup de l’émotion, contre 57 % des hommes.
Les vendeurs ressentent la même pression
Les acheteurs ne sont pas les seuls à subir le stress immobilier. Parmi ceux qui ont déjà vendu, 58 % indiquent avoir un jour accepté une offre trop basse sous l’effet du stress ou de l’émotion. Les différences régionales sont importantes : 39 % en Flandre, 68 % en Wallonie et même 85 % à Bruxelles. Sur un marché en surchauffe, la pénurie conduit à la fois à faire des offres trop élevées à l’achat et à accepter trop rapidement à la vente.
Peu de demandes de conseils
Il est frappant de constater que ce sont précisément les groupes qui déclarent le plus souvent avoir fait de mauvais choix qui sollicitent le moins de conseils. Lors de la recherche d’un logement, seuls 32 % des jeunes déclarent avoir besoin d’aide pour l’évaluation technique et 38 % pour estimer le prix de vente. Chez les 35-54 ans, ces chiffres s’élèvent respectivement à 44 % et 38 %, et chez les plus de 55 ans, à 43 % et 46 %.
Lors de la vente, 47 % des jeunes demandent de l’aide pour l’évaluation du bien, contre 62 % chez les 35-54 ans et 65 % chez les plus de 55 ans. Bien que 68 % des Wallons et 85 % des Bruxellois aient déjà accepté une offre trop basse, 54 % et 46 % d’entre eux, respectivement, indiquent avoir besoin de conseils financiers, contre 65 % en Flandre.
Initiative de CENTURY 21
Afin de permettre aux acheteurs de comparer les offres en toute sérénité, CENTURY 21 organise le samedi 10 octobre les « Discovery Days », au cours desquelles quelque 200 biens immobiliers seront ouverts simultanément au grand public.
À propos de l’enquête
Enquête en ligne réalisée par iVOX pour le compte de CENTURY 21 Benelux, entre le 21 et le 28 août 2026 auprès de 1 000 Belges (âgés de 18 ans et plus), représentatifs en termes de langue, de province, d’âge, de sexe et de niveau d’études. Marge d'erreur maximale : 3,02 %.