8 villes pionnières plaident en faveur d'une politique ambitieuse en matière de chaleur en Flandre
8 villes et communes ont signé un plaidoyer en faveur d'une politique ambitieuse en matière de chaleur en Flandre. Beersel, Bruges, Gand, Courtrai, Louvain, Malines, Ostende et Turnhout s'engagent à chauffer entièrement leur territoire sans gaz naturel ni mazout d'ici 2050, mais avec de la chaleur renouvelable grâce, entre autres, aux réseaux de chaleur et aux pompes à chaleur.

"Plus de 90 % des ménages flamands se chauffent actuellement au gaz naturel ou au mazout. Mais pour maintenir un climat vivable, nous ne pouvons plus émettre de CO2 d'ici 2050. Chaque année, 100.000 ménages devront donc passer à la chaleur renouvelable. Un travail de titan", déclare Benjamin Clarysse, coordinateur des politiques et des projets chez Bond Beter Leefmilieu. La politique flamande contient déjà un certain nombre de critères pour l'écologisation de la politique de chauffage : des prêts sans intérêt et un vaste système de subventions pour les rénovations, les réseaux de chaleur et les pompes à chaleur. Récemment, le "Réseau climatique" a été ajouté, qui aide les municipalités à déployer leurs réseaux de chaleur. Le Fonds flamand pour le climat et le plan le plan de relance et de résilience 'Vlaamse Veerkracht' libèrent également des moyens supplémentaires pour la politique climatique locale. Toutefois, ce sont les villes et les municipalités qui devront s'en charger. Certains pionniers s'attèlent d'ores et déjà à cette tâche.
villes et communes pionnières
Toutes les villes signataires font déjà des efforts en matière de chaleur durable. La ville de Gand, par exemple, vise explicitement à n'utiliser que des énergies renouvelables pour la cuisine et le chauffage sur son territoire d'ici 2050. "Cela nécessite des efforts et des investissements importants, non pas demain mais dès aujourd'hui. C'est pourquoi nous utilisons toutes les possibilités dont nous disposons en tant qu'autorité locale. Nous avons commencé à étendre nos réseaux de chaleur et à guider nos citoyens, à l'aide de conseils et de prêts énergétiques, vers une maison sans gaz", déclare l'échevine du Climat de Gand, Tine Heyse. "Mais en tant que ville seule, nos options sont limitées, un soutien supplémentaire et une action coordonnée au niveau flamand sont nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques et chauffer toutes les villes flamandes avec 100% d'énergie renouvelable."
Un soutien supplémentaire est nécessaire
Les villes signataires plaident pour un soutien supplémentaire de la Flandre. Cela est possible dans le cadre du Pacte local pour l'énergie et le climat entre le gouvernement flamand et les villes et communes. Toutefois, le plan de relance que la Flandre élabore actuellement pour l'Europe offre également l'occasion idéale de les soutenir. "Bond Beter Leefmilieu appelle la Flandre à suivre l'exemple pionnier de ces villes et à intensifier ses efforts dans le domaine de la chaleur verte. La Flandre doit également utiliser son pouvoir pour fournir des mesures d'accompagnement social suffisantes. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra réellement dire adieu au mazout et au gaz naturel une fois pour toutes", conclut M. Clarysse.
Plaidoyer
Les signataires demandent au Gouvernement flamand :
- de déplacer les charges sur l'électricité vers le gaz naturel et le mazout pour rendre les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur plus attractifs ;
- de préciser comment la Flandre parviendra à chauffer ses bâtiments sans gaz naturel ni mazout d'ici 2050, de communiquer clairement à ce sujet et de donner aux communes carte blanche pour la mise en œuvre ;
- de donner aux ménages, aux entreprises et aux collectivités locales le soutien et les ressources nécessaires pour pouvoir se défaire définitivement du gaz naturel et du mazout.