Une ancienne champignonnière devient un projet d'habitat groupé pour dix familles
Le projet de cohabitation JEAN à Sint-Amandsberg est en voie d'achèvement. Une champignonnière abandonnée a été transformée en dix logements autour d'un jardin commun. Il y a également un lieu de travail collectif, un espace de vie, une aire de jeux et une buanderie. Enfin, le projet dispose d'un logement inclusif accessible en fauteuil roulant pour une personne qui vit de manière autonome mais qui pourrait avoir besoin d'un peu d'aide de temps en temps.

Près du centre de Gand, sogent a acheté l'ancienne champignonnière 'Mycelia' en 2012. Le groupe de construction JEAN et le cabinet d'architectes ectv ont transformé le site en un projet d'habitat groupé comprenant dix logements autour d'un grand jardin commun. Les maisons ont chacune leur propre auvent, qui constitue un seuil informel entre le jardin collectif et l'espace extérieur privé. Cela crée une galerie qui sert d'espace de transition et favorise les rencontres. A l'arrière, l'auvent se transforme en une terrasse couverte.
"C'est maintenant le troisième projet d'habitat groupé initié par sogent"
"Sogent a acheté le terrain, a recherché des résidents potentiels et a aidé le groupe de résidents à trouver un concepteur pour le site. C'est maintenant le troisième projet d'habit groupé initié par sogent", déclare Sami Souguir, échevin du Développement urbain et président de sogent.
Outre le jardin, le projet comporte d'autres parties communes. Il s'agit notamment d'un lieu de travail collectif, d'un espace de vie, d'une aire de jeux et d'une buanderie. L'accessibilité aux fauteuils roulants a également été prise en compte au maximum, l'un des résidents étant en fauteuil roulant. La plupart des espaces communs se trouvent à l'arrière du projet, avec une zone couverte au cœur de celui-ci. A l'avant, il y a un grand atelier de travail extérieur, créant de la vie le long de la rue. Il y a également des places de stationnement pour environ 70 vélos et cinq places de stationnement pour voitures. Il s'agit d'un nombre limité car tout le groupe fera du covoiturage.
"Dans les projets d'habitat groupé, on voit généralement un grand espace polyvalent où l'on peut faire beaucoup de choses mais où l'on ne fait pas grand-chose. Nous nous sommes dit: découpons le programme commun afin que ces espaces soient aussi douillets, confortables et conviviaux qu'une maison", ajoute Els Claessens, du cabinet d'architectes ectv.
Récupération des eaux grises et chauffage sans gaz
De nombreux efforts ont également été réalisés en matière de consommation d'eau et d'énergie. Par exemple, le projet fonctionne avec la récupération des eaux grises. Les eaux grises usées des baignoires, des douches et des lavabos sont filtrées et réutilisées pour les toilettes et les machines à laver. Quatre toits verts et de nombreux oueds veillent à ce que l'eau retourne dans le sol. En ce qui concerne la consommation d'énergie, des panneaux solaires et une pompe à chaleur collective combinée à un chauffage par le sol garantissent un chauffage et une eau sanitaire totalement exempts de gaz.
Espace pour une maison inclusive
Enfin, le groupe de résidents a également envisagé un espace pour un logement inclusif, qui soit également habitable pour les personnes en fauteuil roulant. Le premier résident est une personne atteinte de troubles du spectre autistique. Il peut vivre de manière autonome, mais peut occasionnellement compter sur l'aide et la proximité des autres résidents. La maison est louée par l'intermédiaire du bureau des locations sociales de Gand.
"L'habitat groupé permet d'optimiser l'utilisation de l'espace disponible dans une ville et de lutter contre l'isolement social. Vivre ensemble et partager l'espace, les choses et le temps permet de vivre confortablement de manière durable, tant sur le plan social qu'écologique", ont déclaré les résidents.