temps de réagir face à la crise climatique
Dans son rapport annuel, l'ATTB, l'Association pour les Techniques Thermiques de Belgique, explique que l'année 2020 laisse comme un goût amer. Le secteur du chauffage a bien résisté, mais de nombreux défis restent à relever L'organisation sectorielle espère qu'une plus grande attention sera accordée à la crise climatique.
Les chiffres
Selon l'ATTB, 213.350 chaudières ont été vendues. C'est 3 % de moins que 2019. Un peu moins de 200.000 étaient des chaudières à gaz à condensation. Le nombre de chaudières à condensation au mazout a légèrement augmenté, bien que leur part de marché reste faible (6 %). Le nombre de chaudières à basse température sans condensation continue de diminuer. Aussi quelLa demande en chauffe-eau solaires: moins 35 %.
Par contre, 2020 aura l'année des pompes à chaleur. Elles enregistrent une forte croissance, pour un total d'environ 30 %. Les chauffe-eau à pompe à chaleur font moins bien: moins 10%.
Le secteur de l'énergie est confronté à plusieurs défis
L'ATTB s'attend à une tendance positive dans les mois à venir. Elle espère également qu'une plus grande attention sera accordée au chauffe-eau solaire, qui a subi la concurrence des installations photovoltaïques. En raison de l'injection libre dans le réseau électrique, ces derniers jouissent d'un avantage concurrentiel. Avec la suppression du compteur inversé, cet avantage n'existera plus.
Le 1er janvier 2022, la taxe relative au mécanisme de capacité sera introduite. Reste à voir quel sera exactement l'impact de ce changement. L'ATTB se demande donc si ce ne serait pas le moment pour réduire les charges élevées sur le prix de l'électricité.
l'ATTB parle également des ambitions européennes et belges en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Qu'en est-il des centaines de milliers de rénovations qui sont encore nécessaires? Pour rénover une vieille maison, il faut compter entre 50.000 et 80.000 euros. Beaucoup n'ont tout simplement pas cet argent."
Selon l'ATTB, les primes actuelles ne sont pas suffisantes. "Une obligation sera nécessaire, tout comme pour le remplacement des systèmes de chauffage obsolètes."
Il y a aussi des problèmes pratiques, selon l'ATTB. "Il y a beaucoup trop peu de personnel qualifié. Les fédérations de la construction font campagne, mais nos politiciens ne prennent aucune initiative à cet égard."