Un guide en 6 étapes pour contrôler l'air et la saleté dans un système de chauffage et de refroidissement
Les interventions coûteuses liées au bruit, aux zones froides ou aux défaillances prématurées des pompes ont souvent une origine insoupçonnée: une mauvaise qualité de l’eau. Les obstructions causées par les boues, l’air et le tartre constituent une menace silencieuse, qui nuit à votre réputation professionnelle et impacte directement votre rentabilité. En appliquant ces six bonnes pratiques, vous mettez en place des systèmes CVC durables, performants et exempts d’obstructions.
#1 - Rinçage et nettoyage initial du système

La première étape vers un système sans colmatage commence avant même la mise en service. Les débris de construction, résidus de soudure et huiles de fabrication restent souvent présents dans les conduites. Dès l’ajout d’eau, ils favorisent immédiatement la formation de boues et de corrosion. Avant le remplissage final, il est donc essentiel de procéder à un nettoyage dynamique du système, suivi d’un rinçage à l’aide de produits chimiques spécialisés. Cette étape permet de préparer le circuit à une protection efficace et durable.
#2 - Gestion complète de l'air et des gaz
L'air peut provoquer des blocages, du bruit et un mauvais transfert de chaleur. Pire encore: il favorise la corrosion. Un purgeur d'air automatique standard est insuffisant, car il n'élimine que l'air libre (bulles) et n'affecte pas les gaz dissous, qui sont la véritable cause de la corrosion.
Pour une gestion complète de l'air et des gaz, nous recommandons une combinaison de solutions:

- des évents automatiques (tels que Flexvent) aux points hauts pour éliminer localement les grosses bulles d'air
- Des dégazeurs (tels que la gamme XStream ou Flamcovent), à installer aux points les plus chauds (sortie de chaudière ou de pompe à chaleur), pour éliminer efficacement les micro-bulles circulantes et les gaz dissous.
- Les dégazeurs sous vide (tels que Vacumat), pour les systèmes critiques, à installer sur la ligne de retour afin d'éliminer activement les gaz dissous et de minimiser les dommages et les pannes coûteuses.
#3 - Gestion complète des salissures et des boues

La magnétite (boue) peut provoquer des obstructions, endommager les composants mobiles et encrasser les échangeurs de chaleur, en particulier dans les systèmes à haut rendement. Il est donc recommandé d’installer des séparateurs de boues magnétiques dans les systèmes CVC fermés afin de capter les particules ferromagnétiques et autres sédiments en circulation. Pour une efficacité optimale, le séparateur doit être placé sur la conduite de retour, juste avant la source de chaleur, afin de protéger les composants les plus sensibles et coûteux, comme les pompes et les échangeurs de chaleur. Il est également conseillé d’opter pour un modèle équipé d’un aimant puissant.
#4 - Choix des matériaux - prévention des infiltrations d'oxygène

Les matériaux perméables à l’air, notamment certains tuyaux en plastique, permettent une infiltration continue d’oxygène dans les circuits fermés, ce qui entretient en permanence les phénomènes de corrosion. Il est donc recommandé d’utiliser des matériaux non perméables, tels que les tubes multicouches à gaine verte ou le PEX à cinq couches. Lorsque l’usage de conduites perméables à l’oxygène est inévitable, l’installation d’un séparateur d’air et de microbulles performant est indispensable afin de limiter l’apport continu d’oxygène dans le système.
5 - Prévention et contrôle de l'eau
Le maintien d'un équilibre chimique correct de l'eau du système est essentiel pour sa durée de vie. Des paramètres importants tels que le pH (acidité), le TAC (qualité totale) et la turbidité doivent être contrôlés régulièrement.
Changer l'eau du système (et la reconditionner) si les analyses montrent que l'équilibre chimique dévie et met les composants en danger.
#6 - Conditionnement chimique et maintenance préventive
Même après un nettoyage approfondi, les systèmes restent vulnérables aux attaques chimiques et microbiologiques s'ils ne sont pas protégés en permanence. Après le nettoyage initial, ajoutez des inhibiteurs de corrosion et de tartre (traitement chimique permanent Sentinel).
Ces inhibiteurs doivent être contrôlés et réapprovisionnés régulièrement dans le cadre d'un plan d'entretien préventif afin de garantir une protection continue.
En adoptant cette approche, vous éliminez les 'menaces silencieuses' qui entraînent des réparations d'urgence. Ainsi, vous protégez non seulement vos marges bénéficiaires, mais aussi votre réputation d'installateur de qualité. En intégrant ces pratiques dans votre flux de travail, vous obtiendrez un contrôle fiable de la qualité de l'air et de la saleté.
https://flamco.aalberts-hfc.com/be-fr/pageid/landingpage-vacustream

