Défi logement pour 2030: loger chaque citoyen flamand
Objectifs théoriquement réalisables du plan d'aménagement du territoire flamand

Dans le cadre du Beleidsplan Ruimte Vlaanderen, le plan d'aménagement du territoire flamand, le promoteur immobilier Matexi a réalisé une étude sur l'évolution de l'utilisation de l'espace pour le logement en Flandre. D'ici 2030, il faudra quelque 250.000 habitations en plus pour loger tous les ménages flamands, et plus de 500.000 logements supplémentaires d'ici 2060. Les Flamands vivent de façon plus compacte qu'autrefois, selon Helgers, et se rassemblent toujours plus près des points-clés du réseau de transports en commun et dans les centre-ville et villages. Cette approche permettra de créer 500.000 unités de logement. Les chiffres montrent qu'il est théoriquement possible de loger toutes les futures familles sans toucher aux espaces encore ouverts. “Pour y parvenir, nous avons encore un long chemin à parcourir. Nous devons vraiment laisser derrière nous des considérations telles que ‘Pas dans mon jardin', les prescriptions urbanistiques doivent être adaptées en fonction des objectifs prioritaires et nous devons bien gérer les droits de propriété”, explique Kristoff De Winne, porte-paroles de Matexi. Il y a donc encore du pain sur la planche, surtout quand on sait que 51% des citoyens flamands interrogés préfèrent vivre dans un cadre rural. L'exode des grandes villes a diminué. Dans certaines villes comme Malines, Ostende, Roulers, Alost et Hasselt, on observe même un retour aux villes . Mais on distingue des différences dans les catégories d'âge. Ostende attire surtout les 50 à 64 ans, tandis qu'Anvers, Gand et Louvain sont plus populaires auprès des 20 à 24 ans.