Le Belge est ouvert aux formes d'habitat collectif
La densification de l'habitat dans les villes et villages ne fait pas l'unanimité

Près d'un Belge sur deux estime que renforcer l'habitat des noyaux d'agglomération (ville ou cœur d'un village) favorise les contacts sociaux avec le voisinage. Deux tiers pensent que cela préserve les espaces verts. Cela dit, beaucoup craignent que les villages perdent leur charme et redoutent l'agitation et les nuisances sonores. Il semble également que la réduction de taille des habitations serait financièrement intéressante. "La réduction de la surface habitable est une tendance qui se poursuit depuis plusieurs années. Mais il est faux de croire que les logements plus petits permettent moins de possibilités en matière de confort. Avec un plan judicieusement pensé, le potentiel est tout aussi grand, mais les frais d'entretien et d'énergie nettement moindres", déclare Stefan Hallez, directeur général de Maisons Blavier. Même si le citoyen se dit de plus en plus ouvert aux formes d'habitat collectif, il les voit davantage comme une solution pour les personnes plus âgées. C'est ce qui ressort de la 7e édition du rapport annuel des tendances du marché immobilier belge réalisé pour le compte de la société Blavier. Les contacts sociaux sont une importante raison incitant les ruraux à déménager vers un cœur d'agglomération. 62 % des sondés vivant en agglomération ou dans un village disent justifier leur choix pour éviter les embouteillages pour se rendre au travail. Malgré les avantages de la densification de l'habitat, beaucoup de Belges craignent une augmentation de l'animation en rue (58%), du trafic (43%) et ne perte du cachet et de l'authenticité des villages (59%). Par ailleurs, le rapport annuel des tendances montre que la confiance dans l'évolution de la situation économique a augmenté de 55 à 62 %. Le niveau de 2015 est donc à nouveau atteint. "Constater la hausse de confiance dans l'évolution de notre économie est encourageant. Nous pouvons logiquement espérer que cela se traduise par un regain de dynamisme pour le secteur du bâtiment", conclut Stefan Hallez.