L'accessibilité financière, principal facteur de l'exode urbain
Satisfaction et viabilité nettement moins déterminantes

Afin de mieux comprendre les motivations qui incitent à habiter ou pas en ville, le promoteur de quartiers Matexi a effectué une analyse à l’aide des données de Statbel et du Stadsmonitor. Il en ressort que le pourcentage d’exode urbain est plus élevé dans les villes plus onéreuses, telles que Leuven, Gand, Anvers et Bruges, malgré le fait que les habitants des villes plus onéreuses sont généralement juste un peu plus contents de leur ville.
Paradoxalement, l’exode urbain est donc plus élevé dans les villes où les individus sont satisfaits de leur ville. De plus, il semble que le motif de déménagement des riverains des villes plus chères est bien plus souvent de nature financière. Par ailleurs la viabilité – comme des espaces verts en suffisance dans le quartier – est un important facteur dans l’exode urbain mais les données indiquent que celui-ci ne joue un rôle qu’après avoir satisfait au facteur d’accessibilité financière.
L’importance des constatations n’est pas à mésestimer estime Gaetan Hannecart, CEO de Matexi: “Nous sommes tous d’accord de dire que nous devons densifier en noyaux, dans l’intérêt de la durabilité, de la mobilité, et du maintien de notre espace ouvert. Les avantages de l’habitat urbain sont légion et les gens s’en rendent bel et bien compte. Nous devons donc non seulement continuer de nous engager dans la viabilité de l’habitat urbain mais il est aussi grand temps que la politique se soucie de l’accessibilité financière.”