Le problème des périodes décalées se pose également dans le secteur de la construction
Bouwunie sur l'adaptation des vacances scolaires en Wallonie

Depuis deux ans, l'enseignement francophone utilise un calendrier scolaire différent de celui de l'enseignement flamand, ce qui a pour conséquence que de nombreuses périodes de vacances ne coïncident plus dans les deux parties du pays. La ministre wallonne de l'enseignement a annoncé qu'elle était disposée à adapter la législation existante. Bouwunie s'en réjouit. En effet, le calendrier scolaire différent a également eu un impact sur le secteur de la construction.
Une réglementation distincte pose des problèmes dans la région frontalière
"Si vous travaillez comme ouvrier flamand dans une entreprise flamande et que vos enfants vont à l'école en Flandre, il n'y a pas de problème. Il en va de même pour un travailleur wallon dans une entreprise wallonne dont les enfants vont à l'école en Wallonie. Mais dans la région frontalière, la séparation pose des problèmes".
"Par exemple, les vacances obligatoires du travailleur wallon travaillant en Flandre ne coïncident pas avec les vacances de ses enfants scolarisés dans une école francophone", explique Jean-Pierre Waeytens, chef de la Bouwunie. C'est lié aux jours de repos obligatoires dans la construction. Ces jours sont fixes et, en tant qu'employeur, vous ne pouvez pas y déroger.
La Bouwunie demande depuis longtemps que les entreprises puissent déroger aux jours de repos obligatoires au niveau de l'entreprise.
"Prenons un exemple. Le mardi 2 avril 2024 était un jour de repos obligatoire en Flandre. De nombreuses entreprises de construction flamandes ont également fermé leurs portes les 3, 4 et 5 avril. En Wallonie, les jours fériés s'étendaient du 29 avril au 12 mai. Un travailleur wallon d'une entreprise flamande de la région frontalière est donc resté assis à la maison pendant une semaine durant les vacances de Pâques flamandes, tandis que ses enfants devaient aller à l'école. Et vice versa deux semaines plus tard", a précisé Waeytens. Bouwunie demande depuis longtemps que les entreprises puissent déroger aux jours de repos obligatoires au niveau de l'entreprise.
Ce serait encore plus facile si la Flandre et la Wallonie harmonisaient à nouveau les vacances scolaires.
Pour les travailleurs de la construction, il existe deux types de congés : les 20 jours de congés légaux et les 12 jours de repos de rattrapage résultant de la semaine de 40 heures. Le secteur fixe ces 12 jours de repos au même moment pour toute la Belgique. Ces jours de repos fixes sont obligatoires et il est difficile d'y déroger en tant qu'employeur. En ce qui concerne les jours fériés, les employeurs et les syndicats conviennent chaque année de leur date dans chaque région. Ces jours fériés collectifs sont une recommandation et non une obligation. En tant qu'entreprise, vous pouvez donc y déroger, à condition de suivre les procédures nécessaires.
Congé d'été pour la construction
Les congés collectifs de chantier existent principalement pour des raisons pratiques et logistiques. Sur nos chantiers, et en particulier dans les PME, les gens travaillent selon un système d'équipes tournantes. Si quelqu'un devait prendre son congé à un moment différent à chaque fois, cela perturberait sérieusement le planning et les travaux.
Pour les entreprises de la région frontalière linguistique, le problème se pose un peu moins pendant les vacances d'été. Les vacances d'été en Flandre et les vacances d'été en Wallonie se chevauchent suffisamment. Il est donc plus facile de programmer les congés collectifs de construction en été, lorsque les enfants flamands et wallons sont en vacances.